Le gazon du Faing fête des 30 ans!

L'auberge du Gazon du Faing est située à une altitude de 1 300 mètres sur la route des Crêtes en le Lac Blanc et le Col de la Schlucht.

 

Accessibles uniquement en raquettes ou ski de fond avec forfaitPoint de départ de nombreuses randonnées, vous pourrez également profiter d'un panorama exceptionnel. Vous aurez une vue imprenable sur la plaine du Rhin, la Forêt Noire, les Alpes, la vallée et le lac de Gérardmer....

 

Le restaurant propose une cuisine du terroir savoureuse et copieuse avec de nombreuses spécialités comme la tourte de la vallée de Munster, la choucroute garnie, le baeckeoffe...

 

L'auberge du Gazon du Faing a vu défiler de nombreux randonneurs au cours des 30 dernières années. Une occasion pour le propriétaire des lieux, de nous livrer les secrets de l'auberge à travers différentes anecdotes.

 

SAISON HIVERNALE A PARTIR DU 20 DECEMBRE


Les HISTOIRES D'ETIENNE

LES GNOMES D'ETIENNE

 

Il est une légende dans la vallée de Munster qui dit qu'une fois le marcaire descendu de sa ferme-auberge, ce sont de petits lutins, parfois des tchounounes, de pays lointains, qui prennent possession des lieux durant l'hiver.

Etienne, en venant ouvrir le Gazon du Faing pour la première fois depuis sa construction par l'armée de napoléeon, a réveillé ces beaux endormis depuis des lustres. Les  gnômes dérangés et fâchés se sont vengés.

Aidés par des chutes de neige et des vents d'ouest très forts à cette altiitude. Cezs petyits bonshommes ont travaillé des nuits entières pour nous mettre, durant des mois, un énorme tas de neige devant la porte d'entrée du restaurant. Je l'enlève tous les matins. Ils me le remettent toutes les nuits. Cette barricade de neige, ma corvée de pelle, a pris fin lorsuqe j'ai fais construire un grand sas d'entrée.

Les gnômes se sont évaporés comme dans un courant d'air.

Va où le vent te mène.

 

 


L'étoile des neiges.

 

La nuit est tombée, impossible de quitter l'auberge, la marche avant du scooter ne fontionne plus. Il me reste la "vitesse" arrière , cinq bornes de reculmade et je retrouve la voiture au Lac Blanc. Impossible avec cette neige de rapatrier la luge de ravitaillement.

Demain il fait jou et la pages des "réservés" est blanche.

Un petit vent glacial me rabats sur Orbey, où je retrouve le cocon familial. Je contrôle la livraison boucherie. Ida m'apprend que le groupe "bakaoffe" ont avancé leur venue au lendemain. Aïe.

J'ai reculé toute la soirée, à preésent il faut avancer et ressortir le hopla, j'y vais. Scooter HS. Mes skis étaient sous "

FART", me voilà parti accrocher en faisant lumineuse de la frontale. Le houk chargé de viande fumée pour les roigabrageldis, dites toffail c'est plus simple. Deux bidons pour vin chaud de chaque côté de la ceinture, équilibre quand tu nous tiens. Je fais chien de traineau avec ce conteneur isotherme au bout de la corde. J'avance doucement rien ne pressee, j'ai toute la nuit devant moi. Me voilà déjà à la Roche des Fées. Je sors du bois et en vois un autre avec des bois... qu'il est beau ce cerf traversant les hautes chaumes. La lune rayonne, les petits sapins inondés de clair de lune ressemblent à des fantômes en noir et blanc. La neige immaculée brille d'une multitude depetits cristaux. C'est aussi ça l'or blanc, c'est magique.

J'ai une pensée pour mon ami Philippe qui me parlait de ses virées nocturnes sous la voûte céleste. Il ne s'est jamais perdu, c'est une chute dans la combe glacée du Lac Noir qui l'a perdu...

La voilà cette auberge du bout du monde, avec ses tuiles blanchies elle ressemble à une maison de pains d'épices. J'ai les clés du bonheur.

La macération des viandes, la peluche des légumes et petite larme pour les oignons sont mis sur le compte de la chance d'aimer travailler.Avec cet air pur je dors comme un loir. C'est comme au grand nord, je ne suis pas seul, un couple de loup  a trainé ses pattes à la fontaine...

"EXCELLENT votre bakeoffe, vous savez on en a fait des kilomètres pour venir le déguster... Je n'ai pas relevé le plat l' était suffisamment. Et ses pieds de porc, quel délice."

Oh oui il bien , sauf hier soir !!!


Des pistes de rêve

 

Le "hopla on y va" a été facilité par l'achat de ma dameuse. Leski pas du patineur fait penser  à une piste de danse. Offrir le damaghe est devenu un plaisir. Des tracesd 'union d'une saison à l'autre, la liason a bien pris. La halte chaleureuse, un objectif à attteindre. Parfois la neige gelée transformait ma machine en glaçon.

A cause de la "fraise" pas de cerise sur le roulé glacé.

Les pusristes nous chambraient : "Etienne merci pour le champ de pommes de terre !!! Ah oui mais vous les avez payées chères les patates ce matin? "

Au bout de quinze ans une piste officielle a vu le jour. A présent les motos neige suffisent, nous sommes désenclavées et prenons équilibre sur deux dameuses. Jean-Marc du Blancrupt trace des pistes impecables jusqu'à l'auberge. La jonction avec la Schlucht se fera par Denis,  le maçon, roi des murs (de neige aussi). Dans la soufflerie du Tanet il se jouera des dévers par un revers de lame. Un service de sécurité complète ce tableau de carte postale. Les pistes sont très faciles, les dameuses ons "bossé".

Plus de dévers, il sont convertis à l'auberges avec des-verres, les faux plats deviennent des vrais plats, pour les petites montées nous avons le remontant et la descente qui va avec. 

La montagne ça creuse, heureusement qu'au bout de la piste on mange un bout. Car au GAZON j'ai FAIM.

Merci çà tous ces montagn,ards, ces amis skieurs, marcheurs, raquetistes qui nous ohnt soutenus dans cette belle aventure. Avec cet écho de la montagne, j'ai tenté d'apporter une petite lumière d'éclairage sur un endroit magique.

Tous ces hivers ont filé comme une avalanche, le froid conserve et le vent te pousse. <l'appel de cette belle montagne des Vosges, immacul&ée dans son manteau blanc, où brillent mille étoiles, me donne cette énergie à repprendre un bol d'air pur et de goûter à cette ambiance hivbernale bienfaitrice, incomparable et dont je me nourris.

L'aventure reprend le 20 décembre. Bonne glisse à tous.

 

 


Les animaux sauvages.


Des bêtes sauvages, on en voit souvent, surtout des chamois, dans la combe du Forlet.


Beaucoup de cerfs, le boucan qu'ils font lors du brame. Je me rappelle des quatre qui braillaient derrière la grange toute la nuit. Je leur ai crié par la fenêtre du velux de cesser leur tintamarre, mais rien n'y fait. Sans les boules kies je n'aurai pas pu dormir.


Le lynx passe parfois, il a été aperçu sur la fontaine.


Une souris prise au piège dans le sas d'entrée a fait atterrir un faucon pèlerin perché sur le rebord de la fenêtre, il scrutait avec envie la petite proie hors d'atteinte.


Sur la route du Tanet, à la lueur des phares, j'ai aperçu un couple improbable. Un chevreuil boitillant suivi aux pieds par un renard.


Une martre des rocailles a élu domicile pour un temps au grenier, elle a troué le plafond de la cuisine. Et n'a fait qu'une bouchée des cerneaux de noix prévus pour les Berawekas... Elle a fait ses griffes et ses dents sur une barde de lard fumé au crochet du boucher. Malgré deux sauts de la table au plafond, elle a réussi à monter et stocker au grenier une dizaine d'oeufs sans les casser.


Un hiver, nous avions le coq de bruyère sur la piste, un coq fou qui coursait les skieurs.

Pas farouche, un soir j'ai arrêté la dameuse en l'apercevant perché sur un arbre au soleil couchant. Après un vol plané, il a atterrit sur le talu tout proche.


Le 8 mai, au matin, nous l'avons revu. La route venait d'être ouverte à la circulation; au milieu de la route, il faisait la roue, fier comme un paon.

Il a déjà dû se faire "stotsé" car il lui manquait des plumes et il était blessé à la tête.

Malgré qu'il soit chez lui en ces lieux, j'ai voulu le faire déguerpir en forêt. La tête haute, il a claqué du bec, me poursuivant d'abord en courant comme moi puis en volant jusqu'a sauter sur mon dos. C'est plus lourd qu'un papillon sur l'épaule... En reprenant la voiture, il tapait du bec dans la carrosserie. J'ai démarré tout doucement, le voilà qu'il courait après la voiture puis volait à hauteur des portières sur 200 mètres. Image irréelle, incroyable mais vrai, un cinéaste animalier aurait eu le scoop de l'année.


C'est un peu notre emblème, très protégé (d'ailleurs en hiver, tenir les chiens en laisse et ne pas sortir des sentiers est impératif !); ce n'est pas le moment de perdre l'un de ces oiseaux rares. Malheureusement, j'ai appris par la suite que ce coq avait fait la roue devant un camion !

 



Le bois et la cuisine.


Cette auberge est très bien isolée de loin et bien mal de près. Malgré des murs en granit de 80 cm taillés sur place par l'armée de Napoléon. 


Durant la guerre, elle servait de poste de douane allemande. La "patrouille du berger" était en quête d'alsaciens réfractaires. Le bois était truffé de mitraille.


Mon frère y a casser les dents de la scie à ruban. Moi aussi j'ai eu chaud, lors de l'éclatement d'une bûche piégée dans la cuisinière. Doucement les cocottes, pas de soulèvement, il y a d'autres manières de faire des pommes de terre sautées. Je me suis retrouvé au sol, à côté de la plaque, au milieu des braises éparpillées.


Ida qui a entendu le boum, me demande ce que je mijote encore. J'essaye une nouvelle recette ! Un sauté de veau, sauce chasseur alpin, brisure de marron et trompette de la mort. c'est une explosion de gout, on l'appellera le coup de feu de midi...